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Économie la plus diversifiée d’Afrique centrale, le Cameroun connaît une croissance régulière depuis dix ans qui n’a pas suffi à réduire la pauvreté (39 %* de la population vit sous le seuil de pauvreté).  La pauvreté se concentre de plus en plus chez les jeunes dans les régions septentrionales du pays, qui abritent 56 % de la population pauvre.**

RESILAC intervient dans la Région de l’Extrême Nord, la plus peuplée et la plus pauvre du pays, et plus précisément dans quatre communes (Dargala, Koza, Mindif et Mora). Si le Cameroun est un pays stable depuis plusieurs décennies, l’Extrême Nord est confronté depuis quelques années aux attaques des groupes armés qui amplifient les problèmes préexistants de malnutrition chronique et d’insécurité alimentaire et entraînent des mouvements de populations croissants. Depuis septembre 2017, cette situation a fait plus de 500 000 déplacés internes et engendré une inflation de 30 à 60 % sur certaines denrées***.

Les données recueillies par RESILAC indiquent qu’il y a un grand nombre d'individus en détresse psychologique, en particulier les femmes, phénomène fortement lié aux conditions socio-économiques. Il n’existe, dans les quatre communes d’intervention, aucun centre dédié au soutien psychosocial.

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*** Sources : Banque Mondiale, PAM, AFD, Baseline initiale (Groupe URD-RESILAC)

Les partenaires de mise en oeuvre dans le pays: ACF, CARE, CDD (via CCFD-TS) ainsi que trois OSC (AJED-MR, ALDEPA et ACADIR) qui bénéficient de l’appui du projet et mettent en œuvre les activités sur le terrain.

Le rattachement institutionnel du projet : Le projet est gouverné au Cameroun par des comités de pilotage opérationnels et nationaux, dont ces derniers sont co-présidés par le Ministère de la Planification et de l'Aménagement du Territoire (MINEPAT) et celui de la Décentralisation et du Développement local (MINEDEVEL).